Suivez le guide, vraiment?

Je suis tombée récemment sur le Guide alimentaire canadien de 1982. C’est en trouvant cette perle rare dans les archives de mon lieu de travail que je me suis dit que je devais vous écrire à propos de notre relation avec la nourriture et, surtout, de notre analyse de ce qui se retrouve dans notre assiette.

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C’est bien connu, l’obésité est le mal du siècle et touche un adulte Canadien sur quatre. C’est énorme! Pourtant, nous nous sommes dotés d’outils, tels que le Guide alimentaire canadien pour favoriser la saine alimentation. De plus, nous vivons dans l’abondance avec des supermarchés offrant une variété d’aliments tout au long de l’année. Il appert que des lacunes subsistent. Pourquoi?

Sommes-nous toujours en 1942?

Élaborées en 1942 lors de la Deuxième Guerre mondiale, les Règles alimentaires officielles au Canada sont l’ancêtre de notre Guide alimentaire canadien. Ces règles avaient un but bien simple: éviter les carences nutritionnelles et améliorer la santé de la population canadienne. Cette époque est révolue, mais un héritage de ces règles demeure: la division des aliments selon des groupes.

À cette époque, le lait représentait un groupe à lui seul! Aujourd’hui, le groupe des produits laitiers offre une variété de produits allant de la mozzarella di buffala à la bouteille de yogourt à boire… pleine de sucre! Quelle analyse faisons-nous des produits laitiers? C’est santé, car ça contient du calcium!

4 groupes dans mon assiette = santé?

Aujourd’hui nous nous retrouvons donc avec des chaînes de restaurants se targuant d’offrir des repas santé, car ceux-ci contiennent tous les groupes alimentaires. Qu’en est-il de la qualité, de la provenance et de la véracité, oui, oui, des aliments? Avez-vous déjà pensé un seul instant que des aliments pouvaient être vrais alors que d’autres, non?

Le problème est là. Nous sommes dans une ère d’aliments transformés, voire super transformés. Des aliments simples, tels que le pain, sont à ce point dénués de leurs ingrédients de base qu’ils sont considérés comme transformés. Combien d’ingrédients connaissez-vous sur l’étiquette de votre sac de pain?

Je pense, donc je mange

Faire de meilleurs choix implique de changer l’éducation alimentaire. La dernière version de notre Guide alimentaire canadien date de 2007 et sa refonte se fait attendre… et attendre. Consultation populaire par ci, rédaction par là… on n’est pas sorti du bois! Pourtant, nous aurions tout à gagner à suivre le modèle du Brésil.

En 2015, le Brésil s’est doté d’un guide alimentaire classant les aliments en quatre grandes catégories:

  • Les aliments frais ou minimalement transformés (fruits, légumes, lait, oeufs, etc.)
  • Les ingrédients culinaires transformés (sel, sucre, huile, beurre, etc.)
  • Les aliments transformés (pain, fromage, légumineuses en conserve, noix salées, etc.)
  • Les aliments ultra-transformés (longue liste d’ingrédients et valeurs nutritionnelles pauvres)
(Source: Lavallée, Bernard. Cuisiner en 2017, ça veut dire quoi?, magazine Ricardo, volume 15 numéro 2)

 

L’évidence est là: manger des aliments frais est un gage de santé. Cuisiner n’est pas une perte de temps, c’est un cadeau qu’on se fait à soi-même.

Vous savez ce qui est le plus beau dans ce guide si révolutionnaire? Il met de l’avant le plaisir de manger, et ce, en bonne compagnie!

Liens suggérés

Article – Éloge du modèle brésilien (La Presse)

Vidéo- Brésil: un guide alimentaire révolutionnaire (extrait de L’épicerie)

Blogue – Modifiez le Guide alimentaire canadien… RIGHT NOW! (Le nutritionniste urbain)

Radio – Halte aux aliments imposteurs et ultratransformés (Hélène Laurendeau)

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Un commentaire sur “Suivez le guide, vraiment?

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  1. Il est vrai que çela fait belle lurette que je n’ai pas vu le guide alimentaire Canadien, tout est une question de bon sens dans la façon de se nourrir en ce qui concerne les variétés, les quantités, tout est une question de bon sens, mais je peux affirmer que ceci m’a tout de même aidé à inclure les légumes en plus grande partie dans mon alimentation, en ce qui concerne la restauration il est vrai de dire que lorsqu’on mange un sauté au poulet, on se demande dès fois, est-ce vraiment du poulet ou quelque chose qui lui ressemble.

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